

Jaco nous raconte son histoire
Coucou, je m'appelle Jaco, je suis né en Avril 1991, et non, je ne suis pas un poisson d'avril, mais un Béo ou Mainate.
Je suis arrivé en novembre 1991 et je ne connaissais qu'une phrase...
C'est ce qu'on m'avait appris au magasin, je me jette à l'eau je vous le dit,
mais ne m'en voulez pas : Golo Golo, dans ta culotte.
Je ne vous explique pas la tête de Maman Véro quand je le lui ai dit...
Mais bon, j'ai très vite oublié.
Un petit mot de ma maman Véro
Mon petit Jaco,
Lorsque je t'ai accueilli chez moi, je vivais chez mes parents, ensuite, j'ai rencontré Jean-Luc et je me suis envolée, chose que tu n'as jamais faite...
Je t'ai laissé chez eux, j'ai pris mon Sammy, mais Papa était fort attaché à toi, il a eu difficile lorsque j'ai pris mon Sammy, mais si je t'avais pris aussi, il aurait été si triste.
Tu étais son compagnon de tous les jours, il te prenait sur l'épaule pour regarder la télé, tu lui tenais compagnie.
Puis, on avait le chat Winston, j'avais si peur qu'il ne te mange tout cru. Ensuite nous avons acheté une maison et nos autres matous sont arrivés, donc danger !
Mais, on se voyait tous les jours car tu sais que je ne pouvais faire un jour sans voir mes parents. Papa est tombé malade, la leucémie, donc tu étais le compagnon idéal car il ne sortait plus. Lorsque nous avons de la visite, tu demande : Comment ça va ? Et les gens te
répondent : ça va et toi ? Tu répliques : Oh, ouais hein.
Lorsque je venais, tu me disais : Jaco, aime Véro. Tu nous dis aussi lorsqu'on te parle : alors t'es chouette hein ! Tu imites la sonnerie du téléphone et quand on dit : Allo, tu réponds :
Comment ça va ? Tu imites aussi les portes qui grincent, les klaxons...
Puis, papa nous a quittés pour un monde meilleur, maman est venue habiter avec nous, donc pas question de t'abandonner, j'avais peur avec les chats, mais il fallait qu'on fasse avec.
La première semaine, j'ai cru que j'allais te perdre, tu restais au fond de ta cage, tu ne voulais plus parler, tu as fait une dépression, ce papy que tu aimais tant, n'était plus là, j'étais si triste, je ne voulais pas te perdre non plus...
Je me suis dit qu'il te fallait du changement, juste après l'enterrement, je t'ai acheté une cage, plus grande, il a fallu deux jours pour que tu t'y habitues, mais tu l'as acceptée.
Petit à petit tu t'es remis, avec beaucoup de patience, je t'ai porté beaucoup d'intérêt.
Moi qui avais si peur des chats pour toi, et bien mon Jaco, tu as bien fait la loi ici car les chats ont peur de toi et n'osent pas approcher ta cage !
Mon Jaco, il y a pas mal de choses que tu ne dis plus depuis que mon Papa n'est plus là, notamment, tu te souviens, papa regardais souvent le film "le père Noël est une ordure", c'était notre film fétiche à nous deux et toi, tu restais sur son épaule quand il regardait, tu répétais comme dans le film "Casses-toi tu pues" et bien ça tu ne le dis plus et bien d'autres choses encore. Ce qui me fait mal aussi c'est que tu ne veux plus sortir de ta cage, quand papa mettait sa main, tu montais dessus pour sortir, tu adorais, quand je venais, tu faisais pareil et du jour où il est parti, tu as refusé tes sorties. Tu parles, oui, mais tu ne veux plus quitter ta cage, je peux mettre ma main dans la cage, tu viens sur ma main, mais lorsque je veux te sortir de la cage, tu sautes sur tes bâtons, tu ne veux pas et ça me fait mal, j'ai peur que tu sois malheureux, alors j'en ai parlé autour de moi et tout le monde me dit que si tu étais vraiment malheureux que tu ne parlerais plus, ce qui n'est pas le cas..
Tu sais Jaco, Papa s'est tous simplement envolé vers les cieux comme le font ceux de ton espèce et de là haut il te voit.
Par contre, depuis que Papa n'est plus là, tu m'appelles en prenant sa voix, ça me fait drôle, j'ai vraiment l'impression que c'est lui qui m'appelle car tu l'imites parfaitement.
Merci mon Jaco car chaque jour j'entends la voix de mon Papa qui me manque tellement.
Souvent je me demande si tu te souviens de lui et de tout ce que tu as vécu avec lui ?
J'espère de tout coeur que tu vivras encore très longtemps avec nous, j'ai lu dans les livres qu'un Mainate vivait environ 20 à 25 ans, mais je préfère pas y penser et quand le moment sera venu, tu prendras ton envol pour aller rejoindre mon Papa, ce jour là, je ne t'entendrai plus et je n'entendrai plus la voix de papa que tu imites si bien, c'est comme si je le perdais une deuxième fois. Le plus tard possible, je t'en supplie Jaco.
Ta maman Véro qui t'aime très fort !
Mon adieu à mon Jaco
Mon petit Jaco,
Le tu m’as quitté le 15 juin 2007 à l’âge de 16 ans. Tu ne peux t'imaginer le vide que tu laisses, et comme je l'ai dit ici plus haut, j'ai l'impression que mon Papa est parti une deuxième fois, tu imitais si bien sa voix. Le soir, lorsque j'éteignais les lumières, je te disais : bonsoir mon Jaco et toi, pour me répondre, tu faisais un bisou et oui, le vrai bruit d'un bisou et jusqu'à ce que je monte les escaliers, tu faisais des bisous, j'en recevais une tonne. Jaco, toi, qui ne voulait plus sortir de ta cage, quand tu as commencé à aller mal, tu sortais à nouveau de ta cage, tu restais sur ma main, tu venais même chercher tes antibiotique, je ne devais pas te forcer, tu étais si brave mon Jaco.
On aurais dit que tu regrettais que ces dernières années tu ne voulais plus sortir de ta cage et c'est comme si tu voulais te rattraper et me dire je viens chez toi ma maman Véro, je sais que ça te manquait et je rattrape le temps perdu, un dernier cadeau que tu voulais me faire avant de prendre ton envol éternel pour aller rejoindre mon Papa...
Tu ne peux t'imaginer comme tu me manques !
Lorsque tu as commencé tes soucis de santé, tu ne parlais plus, tu étais essoufflé et tu ne savais plus parler ! Les problèmes ont commencés le lundi 11 juin et plus un mot ne sortais de ton bec, tu essayais mais sans succès. Le mercredi tu as fait un terrible effort et tu as voulu me dire : alors t'es chouette hein, mais tu as coupé ta phrase et tu as réussi à dire : alors t'es ch et puis plus rien !
A plusieurs reprises tu me disais : hein, mais c'est tout, tu en faisais des efforts pour me faire plaisir, je restais des heures devant ta cage et à te prendre sur la main puisque tu le voulais et j'essayais de te faire parler, mais sans succès.
Mon Jaco, je devais t'emmener chez un vétérinaire mais quand je téléphonais on me disait que le fait de te déplacer aurait pu te stresser et accentuer tes problèmes respiratoires et e t'aurais perdu, je croyais que cela passerait et que tu irais mieux avec les médicaments alors je ne voulais pas prendre le risque.
Ma vétérinaire a bien voulu se déplacer car elle n'est pas tout près de chez moi, mais les problèmes s'aggravaient et tu es parti avant qu'elle n'arrive. Moi qui aie passé des heures à tes côtés pour te veiller et il a fallut que je descende au salon pour que tu décides de me quitter, je ne t'ai pas vu partir. Je le regrette, j'aurais voulu être à tes côtés et t'accompagner et puis, je me dis que j'aurais été affolée, mais j'ai peur que tu aies le sentiment que je t'ai abandonné et pourtant, je ne t'aurais jamais abandonné, je t'aimais trop pour cela.
Pardon mon Jaco de ne pas avoir été à tes côtés, je m'en veux, tu me manques Jaco.
Je m'imagine en fermant les yeux que tu es sur les épaules de mon Papa et que vous êtes à nouveau réunis tous les deux pour l'éternité.
Parfois je regarde le ciel, je voudrais tant te voir voler si haut. Peu de temps après que tu sois parti, il y avait un merle dans mon jardin, il y a une ressemblance entre le merle et toi, je suis sortie et il ne s'est pas envolé, j'ai pu l'approcher, je croyais qu'il était malade, mais non, il s'est envolé après, mais seulement après s'être laissé approché de moi, j'ai eu l'impression que c'étais toi qui venait me dire au revoir et si ce n'est pas ça, laisse moi le croire, ça met du baume à mon coeur si triste... Tu resteras à tout jamais dans mon coeur.
Je t'aimerai éternellement petit Jaco.
Voici l'album de notre petit Jaco tant regretté
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Novembre 1991
Me voilà sur l'épaule de maman Véro, je suis arrivé il y a à peine une semaine et je suis déjà habitué. Je voulais voir ce qu'elle avait dans la bouche car elle mangeait quelque chose, alors elle m'a sorti la langue et je l'ai attrapée avec mon bec. Rassurez-vous, je ne lui ai pas fait mal, c'est pour jouer. |
1992
J'aime jouer avec les boucles d'oreille de la maman de Véro. J'aime tout ce qui brille. |
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1992
Regardez comme je suis heureux sur la main de ma maman Véro, je suis beau n'est ce pas ?
Je passe énormément de temps en dehors de ma cage. Le soir, maman Véro va dans sa chambre dans son lit pour regarder la télé et moi, je vais sur son épaule et je regarde le film avec elle et quand j'en ai marre, je vole jusque dans le living pour rentrer dans ma cage et aussi pour faire mes besoins car je suis propre ! |
1992
Je suis sur la table avec mon fruit préféré, mais comment vais-je faire pour manger ma pomme ?
Il y a quelqu'un pour me l'éplucher et la couper en morceaux ?
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1993
J'aime jouer avec mes jouets en dehors de la cage. Ici c'est gai car on me donne beaucoup de liberté.
Ma cage reste ouverte toute la journée et j'en sors et y entre comme bon me semble.
Sauf la nuit, elle est fermée, mais je dors aussi !
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1994
Je suis sur la main du papa de Véro, je suis si heureux avec eux. |
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1995
La plus grande partie de la journée, je la passe sur le fauteuil du papa de ma Véro, mon Papy. Lorsqu'il s'installe dans son fauteuil, je vais le rejoindre et je reste à ses côtés. Ils ont mis un essuie car je glisse sur le cuir. On prend bien soin de moi ! |
Février 1998
Maintenant c'est au tour de Jean-Luc de me prendre, c'est génial, tout le monde m'aime
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Décembre 1999
Mais quand vont ils comprendre que je ne sais pas mettre une grosse pomme dans mon petit bec ? |
Décembre 1999
Bon, ça y est ? C'est fini la séance photo ? Tout le monde veut me prendre, mais je voudrais aller dans ma cage, j'ai un besoin urgent ! |
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23 Janvier 2000
Je suis sur ma cage, je voyage toute la journée et je vole dans toutes les pièces. Heureusement que je suis propre. |
23 Janvier 2000
Encore avec Jean-Luc, il aime bien me prendre sur sa main et moi aussi j'aime bien y aller. Je reçois tellement d'amour, je suis si heureux. |
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20 Février 2007
Je suis dans ma cage, mais je discute avec maman Véro, je l'appelle à longueur de journée et elle me répond à chaque fois. Je sais qu'elle est triste que je ne sors plus de ma cage mais malgré tout l'amour qu'elle me donne et les heures qu'elle passe à me parler et à rester tout près de moi, je ne peux m'empêcher de penser à mon Papy qui me manque énormément. J'étais tout le temps avec lui. |
15 Juin 2007
Cette photo est la dernière de moi, deux heures après j'ai pris mon envol, je vous dis ces mots de là haut où il fait si beau. J'ai accepté de sortir de ma cage pour lui dire au revoir car je sais que c'est ce dont elle rêvait le plus, que je quitte ma cage comme par le passé et je l'ai fait, un beau cadeau d'adieu. Ne faites pas trop attention à la tête de maman Véro car elle a beaucoup pleuré, elle sentait bien que j'allais la quitter. Dites lui que j'étais heureux avec elle et que je la remercie de tout l'amour qu'elle m'a donné. Dites lui aussi que maintenant je suis aussi heureux, je suis avec son papa, mon papy. De là haut, je veille sur elle et je continue à l'aimer aussi fort qu'elle m'a aimé. |
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