Adieu Pompon

Adieu Pompon

Pompon nous raconte son histoire

Je m'appelle Pompon, j'ai été adopté en juillet 1979. Ma maman Véro pensait que j'étais un beau lapin et bien non, arrivé chez le vétérinaire, on lui a dit que je suis une belle petite lapine. Trop tard, elle m'a appelé Pompon et comme elle trouve que ce nom me va bien, elle n'a pas changé et tout au long de ma vie heureuse avec maman Véro, elle a toujours parlé de moi comme si j'étais un lapin. Je ne vis pas en cage, en liberté toute la journée, je vais dans ma cage seulement le soir et j'y passe la nuit. Je suis gâté, pour le déjeuner, j'aime une tartine avec du café au lait renversé dessus et du sucre. Je sais, je suis un lapin différent des autres. J'aime le spaghetti aussi. J'adore jouer avec maman Véro, elle prend une boîte de fromage blanc, vide et lavée bien sûr, elle se met d'un côté et moi de l'autre en face d'elle, ensuite, elle tape dessus avec sa main et l'envoie vers moi. Moi, de mon côté, je me lève et avec mes pattes avant je retape dessus. Parfois je rate mon coup, alors maman Véro me dit "goal" j'ai gagné. Là, je ne suis pas content et je gronde. Quand c'est le papa de maman Véro qui joue avec moi et si je perd, je gronde aussi, mais là, je me lance sur son pantalon et je mords dedans. Je suis mauvais perdant. Mais c'est tellement gai. Le soir, je m'endors dans les bras de maman Véro et puis elle me met en cage jusqu'au lendemain. Quelle belle vie de lapin ! Merci maman Véro

Un mot de maman Véro

Mon petit Pompon, je me souviens de cet été où je t'ai pris, nous étions en vacance à la Côte d'Azur et il y avait cette vieille dame qui avait sa caravane pas trop loin de la nôtre. Mes copines et moi, allions lui rendre visite tous les jours. Elle avait plein de petits lapins, elle ne faisait l'élevage. Un jour, elle me demanda si je voulais un petit lapin, je lui dis oui, mais je ne le prendrais que le dernier jour de mes vacance juste avant notre départ. Je pensais que de cette façon, mes parents n'auraient pas trop le choix. Donc, j'en choisis un, toi... Elle me dit c'est un petit mâle, pas de problème, je lui réponds, je l'appellerai Pompon, je lui demande de te garder jusqu'à notre départ. Chaque jour je venais te voir et elle me disait que souvent des enfants venaient voir ses lapins, ils en réservaient mais repartaient sans. Je lui ai affirmé que je retournerais en Belgique avec toi, puis elle me dit que tu es un petit lapin sauvage et qu'on ne peut pas trop les apprivoiser, que c'est différent d'un lapin d'appartement. Je lui ai dit que je savais y faire ! Arriva mon dernier jour de vacance, on devait prendre la route à 5h du matin, catastrophe, je ne pouvais aller à cette heure là te chercher chez la vieille dame, donc j'ai du jouer la comédie auprès de mes parents et faire semblant que j'étais malade, je courrais sans cesse aux toilettes. Maman dit à papa, on ne peut reprendre la route comme ça, on va attendre 8h et on va appeler un médecin, on va demander au bureau. Il fallait aller au bureau pour téléphoner car on faisait du camping. A 8h, je dis à maman d'attendre avant d'aller appeler le médecin que je devais d'abord aller aux toilettes et que j'irais au bureau avec elle. Pas de problème, je me dirige vers les toilettes, mais je prends un autre chemin et je vais chez la vieille dame. Je lui dis que nous repartons en Belgique et que je viens te chercher mon Pompon. Je me ramène avec toi à la caravane, maintenant il fallait tout avouer aux parents... Chose faite, ils ne m'ont pas grondé, ils m'ont simplement dit, ça ne nous étonne pas de toi, tu aimes tant les animaux, ça fera un heureux. Mais le problème on n'avait pas de cage pour te transporter. Papa a pris une caisse en bois et voilà, nous sommes repartis avec toi sur mes genoux pour le voyage et par moment je te mettais dans la caisse en bois à côté de moi. Quand on s'est arrêté pour manger, Papa a du descendre de l'autoroute car il fallait trouver un endroit où je pouvais rentrer avec toi. Pas de problème, nous avons mangé dans un petit resto de campagne et toi tu es resté sur mes genoux. Pour la route, j'avais reçu de la vieille dame du foin, des pissenlits, et un pot dans lequel je mettais de l'eau et tu buvais. Drôle de lapin sauvage ! Après un long trajet, nous sommes arrivés en Belgique, c'était le soir, tu as couru dans l'appartement et puis pour la nuit dans ta caisse en bois. Le lendemain nous nous sommes rendus au magasin pour t'acheter tout ce dont tu avais besoin. Je t'ai même appris à te promener en laisse, je te mets un petit harnais et je te promène à la rue, tu aimes ça.
Tu es mon premier petit lapin et je t'aime beaucoup.

Mon adieu à Pompon

Comme toutes les belles choses ont une fin, notre histoire a pris fin en 1988,
une histoire d'amour entre un petit lapin et moi...
Mon petit Pompon, tu es parti à l'âge de 9 ans, 9 années de bonheur que tu m'as donné. Je me souviens de nos jeux, de nos moments de tendresse et de gros câlins. Je veux te dire merci pour tout ce que tu m'as apporté. Avant toi, je n'avais jamais eu de lapin mais quel bonheur d'avoir eu un lapin comme toi. Enfin, je veux dire une petit lapine car en fait tu étais une femelle, mais je ne m'y faisais pas, peu importe, le plus important à mes yeux, c'est l'amour que tu m'as donné. Tu me manques beaucoup. Quand tu es parti, je ne savais pas comment faire et j'ai voulu t'enterré, mais où ? J'ai demandé à mon frère si je pouvais t'enterrer sur son terrain dans les Ardennes, là où il avait sa caravane. Lorsque j'y allais en weekend je te prenais avec moi et tu courrais dans l'herbe, tu adorais. Malheureusement la caravane a été vendue en 1992, j'avais fait pousser des fleurs à l'endroit où tu étais enterré. De toute façon, pour moi, tu n'es pas là, tu cours là haut entre les nuages et ta place est dans mon coeur à tout jamais.
Je t'aimerai toujours et ne t'oublierai jamais.

Voici l'album de notre Pompon tant regretté

Adieu Pompon Juillet 1979
Je jour où maman Véro m'a choisi. Elle venait me voir tous les jours, le matin et en soirée. Elle me faisait des gros câlins et moi, j'aimais ça !

1984
Ici sur le divan avec Sammy II, on s'entend à merveille. Il n'arrête pas de me lécher et parfois mes oreilles sont toutes mouillées.
Adieu Pompon

Adieu Pompon 1984
Toujours avec Sammy II, il ne me lâche pas, j'aime monter sur le divan pour dormir, mais pas moyen, dès qu'il me voit, il monte aussi et me fait des câlins sans cesse. Parfois il se calme et on dort l'un près de l'autre. C'est tellement gai de vivre en liberté, mais il faut dire que je suis propre, je retourne dans ma cage qui reste ouverte pour faire mes besoins et je n'abîme rien, je ne ronge pas les meubles ou les fils électriques, je suis un petit lapin sauvage bien éduqué.
C'est sûrement parce que je reçois beaucoup d'amour. Merci maman Véro


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